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 Une chronique Qui aurait pu être Acanthoesque - Partie 1 !

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moricais

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MessageSujet: Une chronique Qui aurait pu être Acanthoesque - Partie 1 !   Mer 16 Jan 2008 - 19:36



Chers Démons et autres Esprits des jardins…

Comme vous le savez, il y a des siècles que j'élève des animaux familiers humains, bien que ce soit une tâche fort ingrate à certains moments…
On a beau s'efforcer des bien les dresser et entraîner, inévitablement ils endommagent mes beaux jardins. Que ce soit en creusant ici et là à qui mieux mieux ou en malmenant mes beaux végétaux par des interventions aussi inappropriées qu'intempestives.
Bref, la vie n'est pas rose tous les jours.

Je jouis en revanche de nombreuses compensations.
Ainsi, la chaleureuse affection que me portent mes animaux familiers humains m'est devenue quasi indispensable et compense largement toutes les bêtises qu'ils font !
Que voulez-vous, quand on a une passion, on écoute plus son cœur que sa raison, je suis sûr que vous ne me contredirez pas sur ce point …
Ce qui m'amène aux sujets dont je voulais vous entretenir : le jardin et la passion !

J'ai oui-dire que plusieurs d'entre-vous auriez un intérêt non négligeable pour la culture des plantes alpines et que certains envisageraient même d'entraîner leurs animaux de compagnie humains à cette tâche. Si la chose est vraie, vous me voyez rempli de contentement, il est si rare de se retrouver ainsi en aussi belle communauté d'intérêts !

Ainsi et avec votre permission, je souhaiterais vous narrer mes expériences passées dans l'art du dressage des humains en vue de produire des jardiniers dignes de ce nom. Une technique qui va vous obliger à une discipline rigoureuse et une surveillance de tous les instants, je vous en préviens!

Mais lorsque l'on voit l'aboutissement de notre tâche, quelle béatitude c'est…

Aussi, soyez indulgents, chers esprits des jardins, car je ne vous cacherai ni mes succès ni mes échecs. D'ailleurs nos échecs ne sont-ils pas souvent, plus riches en enseignement, que nos réussites ?

Si je peux réussir à le faire comprendre à mon préféré, j'ai déjà fait un grand pas, mais je m'égare, pardonnez-moi !

Bien que certains d'entre vous ayez déjà entrepris le dressage de leurs humains, j'aimerai revenir aux principes de base, au profit bien sûr de ceux d'entre-vous qui débutent. Je commencerai donc cette série de chroniques, au chapitre « un » paragraphe « un » et alinéa « un »…

Bref, tout au début : la plante par la graine. Selon un procédé qui exclu, ou peu sans faut, toute erreur provenant de la main d'œuvre humaine encore inexpérimentée et avec un minimum de supervision de votre part!

Ha! je le savais, même les anciens sont intéressés ! Je n'en doutais pas un instant !

Première leçon : Que fait la nature ?

Surtout, ne pas vous laisser raconter d'histoire, votre humain voudra placer les semences au frigo, au congélateur même, pour six à huit semaines. Certains voudront aussi créer des cycles de gel et de dégel. Ils vous proposeront également des moyens pour contrôler l'humidité et empêcher le dessèchement. Sans compter les petits coups de limes ou de papier de verre et autres fantaisies !

Je ne parle même pas de l'horreur suprême : le chimique !

D'ailleurs, je sais ce que vous devriez en penser…
Si votre familier humain vous le propose, refusez, au pire temporisez, tergiversez, éludez, je ne sais pas moi, mordez-le !
Faites comme vous l'entendez, pourvu que pour finir, ce soit un non

Un NON retentissant

On peut imiter la nature, c'est faisable, mais dans quel but ?

Plus de surveillance, plus de risques, plus de travail…peste soit des humains, rappelez-vous la leçon : que fait la nature ?

J'ai un contrat avec Dame-nature, c'est elle qui doit faire ce boulot. J'ai une entente notariée, j'ai tout içi, en noir sur blanc !

a) Primo, elle doit garder les semences au frais suffisamment longtemps pour abaisser le taux de l'hormone anti-germination sous le seuil critique et ce, avant le printemps.

b) Secundo, maintenir un taux d'humidité raisonnable en tout temps.

c) Tertio, elle doit, surtout en fin de saison produire des cycles de gel et dégel de sorte de briser les coquilles des semences les plus dures.

d) Quatrièmement, elle est tenue d'assurer un arrosage adéquat après le début de la germination.

e) Au surplus, elle s'assure d'une ventilation suffisante pour empêcher la fonte du semis et autres maladies fongiques.

f) Elle doit même constamment allonger les périodes d'éclairement au printemps pour les plantes sensibles à la photopériode…

C'est dire que tout prévu !

Notre seule obligation consiste à déposer les semences dans un milieu de culture idoine, vous conviendrez que j'ai négocié cette entente de main de maître…non ?

Ça nous permet donc, chers esprits des jardins, de passer immédiatement à la leçon suivante : C'est quoi, un milieu de culture adéquat

Les Biotopes

Lorsqu’on réfère à l’expression plantes alpines, ce qui nous vient immédiatement à l’esprit, c’est le nom de la chaîne de montagnes : les Alpes.

De très hauts sommets totalement dénudés et le plus souvent couverts de neige.

Contrairement à nos Laurentides, ces sommets ne sont pas plantés d’arbres, les conditions de vies y sont trop difficiles. Par contre, de petites plantes parviennent à y survivre et même à y prospérer. Notamment les Saxifragacés, (De Saxum=rocher et Fragere=briser). Ces broyeuses de roches poussent dans les fissures des rochers à très haute altitude, malgré des conditions très difficiles.

Le premier biotope, les fissures de rocher ; Les plantes croissent souvent sur des parois quasi verticales, où l’humus est pratiquement absent et où le drainage est, faut-il le préciser, maximal.

Le second biotope ; Plus bas sur la montagne, on va retrouver une région moins pentue ou s’est accumulé les rochers de toutes tailles provenant essentiellement de l’action des cycles de gel et de dégel des parois du sommet de la montagne. C’est la rocaille. Ici le milieu contient un peu plus d’humus et le drainage est un peu moins important

Le troisième biotope ; Tout en bas, mais, bien avant la limite de progression des arbres, on retrouve la prairie alpine ; le milieu le plus riche en humus, mais toujours constitué d’un important pourcentage de sable grossier et de gravillons. Les pentes sont encore très présentes et en conséquence le drainage reste important.

Nous remarquons donc, chers amis, que les plantes alpines vivent dans des conditions de drainage variant de très grand à absolu. Rappelez-vous-en, l’eau est requise, mais ne doit jamais stagner…

Les milieux de culture de Remplacement

Vous vous demandez si votre animal familier humain peut trouver des sacs de terreau pour plantes alpines dans les magasins? J’ai bien peur que non. Vous devrez le faire travailler un peu, mais si peu…

Voici ma petite recette maison, laquelle conviendra à la plupart des plantes alpines que peut élever un débutant ; vous utilisez d’abord du terreau standard en sac de 40 litres et ajoutez deux sacs (22,5 kg chacun) de sable vendu spécialement pour les filtreurs de piscines.

La proportion sera donc grosso modo de 1 kg de sable à filtreur pour 1 litre de terreau. Surtout, n’acceptez rien d’autre, les sables fins comme ceux utilisés pour le mortier ou le béton ne conviennent absolument pas. D’ailleurs, je vous autorise à châtier sévèrement votre humain s’il insiste pour prendre du sable de plage…vu ?

Il faut ensuite bien mélanger les deux matériaux à la pelle ou au malaxeur. Vous remplirez au ¾ des pots de plastiques standards de 3 ou 4 pouces. Préférez les modèles plus bas aux autres. Les plateaux doivent de préférence être renforcés, parce que le médium est beaucoup plus lourd qu’à l’habitude. Il se vend dans l’industrie des paniers en plastique ajourés destinés à cet usage.

J’insiste sur un point : le remplissage des pots se fera au ¾ du maximum…compris?

Maintenant, le plus difficile : vous devez trouver du gravier, 2 suggestions ; certains graviers pour aquarium ou le gravier vendu dans les coopératives et qu’on ajoute à la nourriture des poulet. La granulométrie idéale devrait être de 3/16 de pouce par grain, soit une valeur de tamis de 5 ou 6 mailles au pouce.

Vous verserez dans chacun des pots, suffisamment de ce gravier pour couvrir complètement sa surface, vous ne devez pas voir le médium se trouvant déjà dans les pots. Vous devriez avoir entre 1/8 et 1/4 de pouces de gravillons d’épaisseur. Cette couche va garder constamment le collet de la plante loin de l’eau. Une condition minimale pour une grande partie des plantes alpines que vous allez être amené à cultiver.

Bien sûr, certaines primevères alpines n’ont pas ce besoin, mais en ce cas l’uniformisation de notre milieu de culture ne sera pas nuisible pour autant.

Quand votre humain sera plus expérimenté nous pourrions varier nos milieux de culture, mais surtout ne plaçons pas la charrue devant les bœufs…

Surtout que dans une pente, c’est encore plus difficile

Semer, Identifier, Installer

Il faudra d’abord établir une liste de nos semis et vérifier si par hasard certains des taxons que votre humain s’est procurés ne demandent pas de conditions de cultures trop particulières.

Achetez des étiquettes et inscrivez un numéro en remplacement du nom sur la liste, les numéros sont plus faciles à lire, surtout après un an ou deux à l’extérieur. Exigez de votre humain qu’il inscrive le numéro du côté qui sera enfoui. Le soleil et les intempéries ne pourront ainsi décolorer l’encre, mieux encore, faites-lui utiliser un crayon à mine de plomb foncé, 2B ou 4B.

Le moment du semis est un moment d’une infinie délicatesse.

Les semences d'alpines sont souvent très fines, voire microscopiques et sont difficiles à manipuler. En plus, on doit se méfier au plus haut point des courant d'air.

On saupoudre sur les gravillons et on manipule dé-li-ca-te-ment

Après le semis, on arrosera légèrement avec une douchette très fine pour éviter de trop déplacer les semences ou compacter le média de culture.

Enfin, on va placer les plateaux à l'extérieur sous un simple grillage et attendre que la neige recouvre le tout. Au printemps vos premières alpines germeront toute seules, mais ceci fera l'objet d'une autre rubrique, bien sûr
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MessageSujet: La suite, mais d'autres vont se reconnaitre !   Mer 16 Jan 2008 - 19:42

T'es bonne, t'es fine, t'es capable.

Je vous souhaite maintenant la bienvenue à cette session de formation portant sur le dressage (certains préfèrerons l’expression entraînement…) des animaux familiers humains.

Nous aborderons aujourd’hui les techniques de motivations de base.

Il est évident en matière de jardinage, qu’un humain soit d’autant plus productif qu’il est motivé. On comprend aisément que le maître des lieux, vous, en l’occurrence, devrez développer une stratégie, précise et puissamment organisée pour obtenir de votre familier humain toute la force de travail disponible. Une force qui va dans le sens de la quantité, mais aussi et surtout, de la qualité.

Bref, rien ne sert de s’agiter, il faut que le travail soit fait comme il convient…

La première question qui viendra aux lèvres de votre familier sera invariablement les « C’est quoi ça, un jardin alpin ? » ou encore « Pourquoi construire un jardin alpin ? »

Ne vous laissez pas prendre à son air ahuri !

Les humains peuvent être diaboliquement pervers lorsqu’ils posent de telles questions, en réalité ce qu’ils cherchent, c’est une façon d’éviter toute forme de travail ou d’organisation.

Si vous ne répondez pas avec toute l’autorité nécessaire, vous constaterez que votre animal perdra, très vite, toute motivation pour cette culture !

Soyez vigilants, de nombreux esprits des jardins, plus expérimentés que vous, s’y sont cassé les dents.

Voici donc une façon élégante de présenter la chose et susceptible de motiver votre familier…

Comme vous avez déjà commencé à entraîner la « bête » et que déjà « il » ou « elle » apprécie les jardins « ordinaires », vous pouvez déjà lui dire que la construction et l’entretien d’un jardin alpin sont très voisins de la tenue de jardin en général, ce qui, à coup sûr le rassurera.

Lorsque vous ajouterez que le jardin alpin ou de rocaille est, en fait, bien plus facile d’entretient et de gestion qu’un jardin conventionnel, vous aurez déjà retenu toute son attention.

Enfoncez le clou avec un dernier argument massue ; à nombre d’espèces égales, le jardin alpin est beaucoup plus petit…

Oui, je sais, c’est un peu malhonnête.

Mais votre familier n’a pas vraiment besoin de savoir que je jardin aura, de toute façon, la taille maximale possible.

Ni, non plus qu’il y aura beaucoup, mais alors là, beaucoup plus d’espèces dans le MÊME espace, comparativement à un jardin conventionnel.

Après tout, le collectionneur esthète, c’est vous !

Les bras tout bêtes, c’est lui.

Je suggère cependant de taire cette dernière remarque…

Les humains entretiennent certaines illusions quand à leur statut, qu'il n'est pas nécessairement souhaitable de voir disparaître...

Surtout, ne me demandez pas de me mettre à leur place, soyons réalistes, une fin aussi noble ne justifie-t-elle pas tous les moyens ?

Surtout ne répondez pas à cette question !
Mais, en profitant de l’allant générés par vos arguments initiaux, vous pourrez créer un magnifique jardin alpin ou les pierres judicieusement choisies pas vos soins seront agencés avec tout le bon goût qui vous caractérise.

Surtout, ne manquez pas, lorsque l’occasion se présentera, de dire à votre familier que les pierres, une fois mises en place sont très belles en toute saison et ne demandent aucun entretien.

Cela achèvera de le convaincre !

Finalement, le mélange de terre, sable et gravier que constitue la fondation obligée de votre œuvre est un milieu relativement hostile pour les « malherbes ».

Surtout si vous utilisez le mode d’établissement par poche de plantation, sur lequel nous reviendrons en détail, mais, plus tard cependant.

Bien entendu, tout ce temps sauvé en entretien pourra être réutilisé pour d’autres tâches ! Comme l’agrandissement du dit jardin alpin et à l’établissement de nouvelles espèces.

Je dis ça comme ça, sans arrières pensés, cela va de sois !
On pourrait utiliser ce temps gagné pour permettre à nos famillier de se reposer...

nnnnnnhaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnn!

Cependant, prenez garde, il arrive, trop souvent, en matière de motivation, qu’on obtienne des résultats fort inattendus.

Ou bien ils ne travaillent pas suffisamment, ou bien ils en font trop…

Quand ils en font trop, certains humains imparfaitement dressés se lancent dans des travaux gigantesques, voire Babelléen.
Surtout, retenez-les !

Mais, j’y pense, doit-on dire « Babeléen » ou « Bébelléen »?

Quoi qu'il en soit, ces extrêmes sont toujours néfastes.

A titre d'exemple, vous devriez toujours tenir en compte la composition du sol tel qu’elle se présente chez vous.

Qu’il soit très pauvre, alcalin, ou au contraire acide, sachez qu’il existe tout un éventail de plantes alpines ou de rocailles qui y seront parfaitement heureuses.

Il n’est donc pas vraiment utile d’excaver votre cour au grand complet et d’acheter des pierres et gravillons à pleins camions pour créer des conditions de sol adéquates.

Quoooooiiiiiiquuuuuuueeeeeee…

Minimalement, vous devrez cependant, par l’ajout de sable grossier et de gravier, vous assurer d’un très bon drainage du médium de croissance.

En effet, les plantes alpines aiment bien l’eau, mais elles ne supportent absolument pas qu’elle stagne, surtout à leur col.

Ce serait aussi une bonne idée de surélever les plates-bandes pour s’assurer d’un bon drainage. Les plantes alpines sont comme les skieurs de même dénomination, ils aiment bien les à-pics.

D’ailleurs, il est fort heureux que les lacs en pente soient plutôt rares…

Si votre familier a quelques talents pour l’érection de murets et autres arrangements paysagers utilisant les blocs en béton, ou la pierre, incitez-le à faire des îlots qui rehausseraient les plates-bandes d’une trentaine de pouces. Ainsi, les invités pourront, tout à loisir, observer vos plus petites beautés alpines, sans devoir se mettre à quatre pattes.

Je ne sais pas comment vous voyez la chose, mais pour ma part, les humains qui se promènent dans les rocailles, le nez par terre et le derrière en l'air, je trouve que c'est d'un vulgaire...quasiment canin, tient!

Les espaces entre les blocs de ciment, ou les pierres, sont aussi des emplacements de choix pour les plantes saxifrages.

Une dalle brisée au coin d’un patio, au lieu d’être une gène pour son propriétaire devient un emplacement parfait pour l’implantation d’alpines et devient ensuite objet de pur ravissement pour l’œil.

Voilà chers élèves qui termine la leçon d’aujourd’hui.

Surtout, faites bien vos devoirs en surveillant de près vos animaux familiers humains et en les assurant que les jardins alpins sont des plus exceptionnels et que tout humain qui se respecte se doit d’en avoir un.

Vous pouvez leur susurrer à l’oreille qu’ils sont bons, fins et capables

N'oubliez pas la féminisation des termes, les femelles étant majoritaire chez les jardiniers, vous devez absolument en tenir compte.

L’expression correcte pour les femelles est : « t’es bonne, t’es fine, t’es capable… »

Vous pouvez même les flatter, quand ils vous font des prouesses…

N’abusez pas cependant !

Voilà, vous m’avez compris ?
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MessageSujet: Tous les membres de PP vont se sentir mals   Mer 16 Jan 2008 - 19:48

Aujourd’hui, je surfe sur la toile.

Ben oui quoi!

La grande toile.

Je parle bien sûr de la toile d’araignée que constitue l’enchevêtrement de fils situés juste derrière l’ordinateur.

Je ne suis pas vraiment étonné que les humains y perdent autant de temps, sur cette toile internet…

C’est mêlé, vous pouvez pas savoir!

De loin, ça a l’air pas si mal, mais vu d’ici…hou là!

Par contre, ces fils bleus de réseau ont l’air tellement goûteux, n’est-ce pas?

Tandis que j’enfonce avec volupté mes crocs dans le polymère, j’observe mon familier humain. C’est fou le temps qu’il perd devant ce satané ordinateur! On se demande à quoi ça sert, tient! Pourtant, ce n’est pas l’ouvrage qui manque ici, s’il n’a vraiment rien de mieux à faire, j’aurais des choses utiles à lui commander, moi.

Mais, non, il fait des recherches qu’il dit!

Ça vaut bien la peine d’entraîner des humains tiens!

J’en ai rien à faire moi, des chercheurs!

Des chercheurs, j’en trouve…

Mais les trouveurs, j’en cherche encore!

De toute manière, la toile, je suis en train de lui régler son cas, ce fil bleu vit ces derniers instants de lucidité.

Après on pourra s’occuper de choses sérieuses!

Qu’est-ce qu’il fait encore?

Ha bon! c’est l’imprimante, il faudrait que je pense à ne pas lui manger son fil, à celle-là…

Ce sont des étiquettes pour les semences, je peux fermer les yeux, pour cette fois.

Après tout, il faut bien qu’il identifie les six cents enveloppes de semences qu’il a ramassées au jardin. Quand on a pas de mémoire…

Il semble qu’on puisse trouver sur la toile, des organismes et des familiers humains qui acceptent d’échanger des semences de plantes et qu’on peut ainsi acquérir de nouvelles espèces gratuitement, ou presque. C’est aussi bien d’être vrai!

Il envoie des courriels qu’il dit, c’est sûrement une blague pour se moquer de moi.

Au temps que ça prend pour avoir une réponse, ça court pas vite, vite, un courre-riel…

Je ne vous dis pas…des heures et des heures à attendre!

J’ai beau être parfait et éternel, il y a des jours ou vraiment, je suis découragé.

L’éternité en compagnie des humains, ça risque d'être bien long, surtout vers la fin…

Décidément, ce fil bleu est vraiment coriace, maintenant que j’y pense, sa réputation d’excellence est passablement surfaite, c’est bon, mais sans plus.

On se demande ou il a été la chercher: la boîte dit : établis au standard 5e, moi je pencherai plutôt pour un 3 ou un 4e, gros max!

Je ne vous l’ai pas encore dit, mais mon familier s’est inscrit, à quelques sociétés d’horticulture par internet. Selon ses dires, elles envoient à leurs membres des enveloppes de semences de plantes, on peut même choisir, paraît-il!

Si vous contribuez, on vous en envoie davantage et en plus vous avez le premier choix

[url]Alpine Garden Club of Britihs Columbia[/url]
[url]Ontario Rock Garden Society[/url]
[url]The Scottish Rock Garden Club[/url]
[url]The Androsace Group[/url]
[url]The North American Rock Garden Society[/url]

Pas beaucoup de choix cependant, 5000 ou 6000 taxons, tout au plus. D’ailleurs, j’ai bien hâte de voir si leur ramage est à la hauteur du plumage.

Finalement, ce fil bleu est très ordinaire, mais là, à côté, il y en a un beau noir tout luisant, on sent qu’il est bien frais. Allez, j’y goûte!

Un délice et très tendre en plus, je pense que je vais rester encore un peu, la bouffe s’améliore…

Ou en étais-je?

Ha oui, ces associations publient des ouvrages sur les plantes, excellente initiative ça!

Quoi d’autre…

Les forums d’échanges et les forums de jardinage, tout court ou l’on peut échanger entre familiers, malheureusement, on ne peut échanger « les familiers »en question.... rien n’est parfait!

[url]Canadian Garden Exchange[/url]

Décidément, j’aurais dû commencer par ce fil noir, il est bien meilleur.

Il est exquis et la cuisson est vraiment Al-dente.

On le sent moelleux avec juste un petit peu de croustillant au centre.

Vraiment, on a envie de s’en payer une bonne tranche.

Parlant de payer, si votre familier à des sous, il peut aussi en acheter en ligne ou par catalogue.

[url]Rocky Mountain Rare Plants[/url]
[url]Dominion Seeds House[/url]
[url]Alpines Mont Écho[/url]
[url]Gardens North[/url]
[url]Stokes. [/url]
[url]The butchard Gardens.[/url]

Si je fais le compte, jusqu’à maintenant, on a reçu, seulement trois cents enveloppes de semences de plantes alpines.

Je plaisante, bien sûr, c’est pas si mal…

Ce fil est vraiment un délice, je ne sais pas ce qu’on y a mis, on dirait qu’il y a un os au centre qui…

Aie! Zut Ouch! Que ça fait mal, ayoille!

Mais, c’est quoi ça encore, c’est parfaitement inadmissible. Vous ne devinerez jamais!

Ce satané fil, m’a mordu!

http://www.clovis-rdf.com
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acantho



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MessageSujet: Re: Une chronique Qui aurait pu être Acanthoesque - Partie 1 !   Jeu 17 Jan 2008 - 11:47

Trop forts, nos cousins.
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sylvaine
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MessageSujet: Re: Une chronique Qui aurait pu être Acanthoesque - Partie 1 !   Jeu 17 Jan 2008 - 14:27

Laughing Laughing
Génial et plein d'humour!

_________________
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MessageSujet: Re: Une chronique Qui aurait pu être Acanthoesque - Partie 1 !   

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Une chronique Qui aurait pu être Acanthoesque - Partie 1 !
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